Prédications

Toutes ces prédications ont été données lors des cultes de la paroisse réformée de Chabeuil - Châteaudouble.

JESUS : DIEU EST NÉ AVEC NOUS

Matthieu 1, 18 à 25 − Esaïe 8, 7b à 10 − Romains 1, 1 à 7  

Quand un enfant vient de naître, on lui donne un nom. Quand il est baptisé aussi ; c'est souvent le même nom, mais ce n'est pas obligatoire. J'ai connu des personnes qui avaient changé de nom lors de leur baptême. Il s'agissait évidemment de baptêmes d'adultes ; notamment en Afrique. Pour ces personnes le baptême était vécu comme une nouvelle naissance (ce qu'il est, en vérité), et alors, tout naturellement, cette nouvelle naissance s'accompagnait d'un nouveau nom. Ce nom nouveau était tout un programme : il révélait une relation nouvelle avec le Dieu qui les avait connues et auquel, désormais, elles se référaient. Ce nom nouveau impliquait de nouveaux objectifs, une nouvelle façon de voir. Nous avons perdu cette dimension du nom. Chez nous les prénoms sont donnés en fonction des goûts et des modes.

Lire la suite...

QU'AVEZ-VOUS REÇU A NOËL ?

Matthieu 2, 1 à 12 − Actes 8, 14 à 24

Je me souviens que pour Noël 1996, le slogan était : Vous n'avez pas le droit à l'erreur ! De quelle erreur était-il question ? L'erreur qui consistait à offrir le mauvais cadeau, celui qui ne plairait pas, celui qui n'était pas désiré.

Eh bien, les temps changent. A moins que l'on se soit aperçu que l'on offrait souvent le mauvais cadeau ; parce qu'on a tendance à offrir davantage ce qui nous plairait à nous qu'à la personne à laquelle on est sensé faire plaisir. C'est pourquoi, voyez-vous, depuis quelques années, c'est un autre mot d'ordre qui est à la mode. L'idée est de se débarrasser des cadeaux qui ne nous ont pas plu, si possible en les revendant (il n'y a pas de petits profits !). Et l'on voit fleurir sur Internet une foule de sites permettant d'échanger ou de revendre le bibelot inutile, le vêtement qui n'est pas à la bonne taille, ou la casserole de la belle-mère. En espérant que la dite belle-mère ne saura pas qu'on a revendu sa batterie de cuisine.

Lire la suite...

ES-TU CELUI QUI DOIT VENIR ?

Matthieu 11, 2 à 19  −  Esaïe 35, 1 à 7 −  Malachie 3, 1 à 5. 23. 24

C'est une question d'identité que pose ce texte. Une question posée noir sur blanc par Jean-Baptiste : Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ?

Cette question est donc celle-ci : Qui est Jésus ?

Comment ? Jean ne le sait pas ! Il est prophète ! Oui ou non ?

Lire la suite...

JESUS NOUS REND RESPONSABLES

Matthieu 24, 36 à 44  − Genèse 6, 11 à 14. 17. 18  −  Luc 3, 1 à 9

Ce texte de l'Evangile apparaît comme une conclusion au chapitre 24 de Matthieu, où il est question des signes de la fin de Jérusalem et des temps : guerres, famines, tremblements de terre, faux prophètes ... etc.

Les disciples avaient introduit ce sujet par la question du verset 3 : Quand cela arrivera-t-il ?

Après avoir énuméré les signes de la fin, Jésus dit, au verset 36, que seul le Père connaît la date de cette fin. Puis il fait une comparaison avec l'époque du déluge, et présente une nouvelle approche, tout à fait différente du début du chapitre. En effet, alors que les 35 premiers versets mentionnent des signes de la fin, ici Jésus dit qu'il n'y a pas de signes.

Lire la suite...

FILS DE LA RESURRECTION

Luc 20, 27 à 40  − Deutéronome 25, 5 à 10  − Ecclésiaste 9, 1 à 10

Cet épisode de la vie de Jésus se situe entre les Rameaux et Pâques, quelques jours avant la crucifixion. C'est dire à quel point l'ambiance est tendue entre Jésus et les chefs religieux. Parmi ceux-ci, les Sadducéens sont les plus virulents. Ils forment le parti des prêtres. Ils doivent leur nom à Sadoc, le grand prêtre du temple de Salomon, le premier temple. Ils sont donc très attachés à la tradition. Pour eux, rien ne doit changer. L'important est de faire parti du peuple de Dieu et d'être donc au bénéfice de l'alliance passée entre Dieu et les pères. C'est au nom de cette tradition qu'ils attaquent Jésus au sujet de la doctrine relative à la résurrection. Car, comme le dit Luc, les Sadducéens ne croient pas à la résurrection.

Lire la suite...

DIEU OU MAMON : LE DON OU L'INTÉRÊT

Luc 16, 1 à 13  −  Proverbes 28, 20 à 27  −  Marc 12, 41 à 44

Jésus est assis dans le parvis du temple de Jérusalem, en face du tronc où les fidèles viennent déposer leurs offrandes.

Ce n'est pas par hasard qu'il est assis là, il le fait exprès. Marc dit que Jésus regardait comment la foule mettait de l'argent dans le tronc. N'est-ce pas quelque peu choquant de voir Jésus mettre ainsi le nez dans les porte-monnaie ? Ce choc est sans doute plus réel pour nous que pour les contemporains de Jésus. Car, de son temps, croyant que la richesse était une manifestation de la bénédiction divine, les gens avaient tendance à étaler leur générosité.

La façon dont nous donnons intéresse Dieu. Cela fait partie de ses attributions. Il ne cherche pas à savoir si l'argent déposé a été gagné honnêtement ou non (à aucun moment le récit n'aborde cet aspect des choses). Jésus ne fait pas de la morale. Il ne porte pas de jugement en fonction de la quantité d'argent donnée. En fait, il loue celle qui donne le moins. Jésus ne fait pas de la comptabilité en vue de bénir ou non. Contrairement à ses contemporains, Jésus n'établit aucune relation entre la richesse et la bénédiction, et donc aucun lien entre la pauvreté et la malédiction. Alors, que fait-il là, à regarder les gens déposer leurs offrandes ?

Lire la suite...

JE SAIS QUE MON REDEMPTEUR EST VIVANT

Job 19, 23 à 27 −  Romains 6, 6 à 14  −  Jean 5, 24 à 29

Oh ! Je voudrais que mes paroles soient écrites,

Qu'elles soient écrites dans un livre ;

Je voudrais qu'avec un burin de fer et avec du plomb

Elles soient pour toujours gravées dans le roc ...

Job est accablé. Il a perdu tous ses enfants, tous ses biens et il est très malade. Et il cherche à comprendre, il veut des explications, il réclame justice.

C'est le combat de sa vie, au point que rien d'autre n'existe. Bildad lui dit (18, 4) : Faut-il, à cause de toi, que la terre devienne déserte ? Faut-il que les rochers disparaissent de leur place ?

Job veut conserver la trace de ce combat. Il veut que cette épreuve fasse date. C'est pourquoi il veut fixer ses paroles par écrit. Il veut graver son cri dans la pierre, avec un burin et du plomb.

Cela me fait penser aux noms inscrits sur les pierres tombales. Tombes que les gens vont fleurir en cette période de l'année.

Que se cache-t-il derrière cette volonté de graver sa détresse, et de visiter les cimetières ?

Lire la suite...

CONFIANCE, C'EST MOI, N'AYEZ PAS PEUR !

Matthieu 14, 22 à 33   −  Ecclésiaste 4, 7 à 12  −  Marc 4, 35 à 41    

Dans quelle barque vous êtes-vous embarqués ?

On pourrait poser la question à Jésus et aux disciples, car chaque fois qu'ils veulent traverser la mer de Galilée, le voyage devient périlleux. Que ce soit en Marc 4 ou en Matthieu 14.

Ne feraient-ils pas mieux de rester au bord et de ne pas tenter la traversée ?

Et vous, et nous, dans quelle barque sommes-nous embarqués ?

La question se pose à chaque instant de la vie. Que l'on ait embarqué depuis plus ou moins longtemps. La durée ne change pas grand-chose. On n'a même pas forcément plus d'assurance avec l'âge et l'expérience. A mesure que le temps passe, les projets deviennent des regrets ; et ce n'est pas un avantage.

Y aurait-il, dans les textes que nous venons d'entendre, une recette qui permette de faire de nos vies une croisière plutôt qu'une galère ? Car, même si la foi n'est pas une assurance tous risques, Jésus se préoccupe de notre bonheur, ici et maintenant.

Lire la suite...

DANIEL, UN JUSTE CONDAMNE

Daniel 6, 9 à 17 – Luc 6, 37 à 42 – Romains 8, 1 à 11

Daniel est dans la fosse aux lions, et les lions sont prêts à lui sauter dessus.

Comment se fait-il qu’un homme juste et pieux comme Daniel, dont la Bible ne raconte que du bien et que nous donnons en exemple à nos enfants se trouve dans une situation aussi délicate ?

Ce qui a précipité Daniel depuis les plus hautes sphères du pouvoir jusqu'à à cette infecte cave pleine de lions est un mécanisme délétère et implacable, un mécanisme qui broie les amitiés et les liens familiaux, qui infecte les lieux de travail, les associations et les milieux sportifs.

Lire la suite...

TOUCHES PAR DIEU

Marc 10, 13 à 16 - Jérémie 1, 4 à 10

Jésus était un homme populaire ; dans le sens qu'il était aimé du peuple. A plusieurs reprises, les évangiles nous parlent des foules qui suivaient Jésus.

On peut critiquer l'engouement populaire pour une personne. Les médias nous en rappellent régulièrement les dérives. Dans le cas de Jésus, la critique est d'autant plus facile que c'est le même peuple qui louait ses miracles et qui, quelques temps plus tard, criera : Crucifie-le !

Quelle est donc la valeur d'une telle popularité ? Le Christ ne s'y méprenait pas. L'évangile de Jean l'atteste, puisqu’il est écrit au chapitre 2, 23-25 : Pendant que Jésus était à Jérusalem … plusieurs crurent en son nom, voyant les miracles qu'il faisait. Mais Jésus ne se fiait pas à eux, parce qu'il les connaissait tous, et parce qu'il n'avait pas besoin qu'on lui rende témoignage d'aucun homme ; car il savait lui-même ce qui était dans l'homme.

Lire la suite...