Prédications

Toutes ces prédications ont été données lors des cultes de la paroisse réformée de Chabeuil - Châteaudouble.

D'ADAM A JESUS

Romains 5, 12-21 ; Genèse 3, 1-6 ; Jean 9, 1-3

Ce texte est l'un des plus difficiles, si ce n'est le plus difficile, de toute la Bible.
C'est sans doute l'une des raisons pour lesquelles nous le lisons peu souvent. Il est vrai qu'à première lecture, on ne comprend rien.

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NE CRAINS RIEN, JE SUIS TON DIEU

Jean 20, 19 à 31 - Esaïe 41, 8 à 13 - 1 Jean 1, 1 à 4

Il semble évident, d'après ce texte, qu'au soir de la résurrection de Jésus, les disciples ne sont pas tranquilles ; à cause des autorités juives, est-il dit au verset 19. Ils craignent que les autorités, après avoir fait mourir le maître, ne s'en prennent aux disciples. Ce qui s'est, hélas, souvent vérifié dans l'histoire. Ces hommes apeurés ont, alors, pris leurs précautions : Ils restent ensemble. A plusieurs on se sent plus forts.
Ils ferment toutes les portes du lieu où ils se trouvent. C'est ainsi que la peur coupe l'individu de la société et le pousse à se replier sur lui-même.
Ces précautions sont humaines et naturelles (l'animal aussi se retire dans sa tanière lorsqu'il a peur), mais elles ne guérissent pas de la peur. Au contraire, car plus on se sépare de celui que l'on craint, moins on le connaît, et plus on l'imagine effrayant. C'est en ce sens que la peur entretient le racisme, et le racisme la peur.
L’imagination joue un grand rôle dans le développement de la peur, car la peur est souvent mentale avant d’être physique.

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NE SOYONS PAS DES SEPULCRES

Luc 24, 1 à 8 - Psaume 88, 2 à 14 ; Matthieu 23, 27 à 36

Au matin du premier jour de la semaine, les femmes sont allées chercher Jésus au tombeau. Elles ne savaient pas que Jésus était ressuscité, que le sépulcre était vide, et qu’elles ne trouveraient donc pas le Christ là où elles le cherchaient.
Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ? disent les anges aux femmes.

Cette question est aussi pour nous, pour moi.

Nous cherchons, nous aussi, le Seigneur, que ce soit ici, aujourd’hui, ou ailleurs, tout au long de notre vie. Le trouverons-nous là où nous le cherchons ? Là est le problème des femmes au tombeau : elles l’ont cherché là où il n’était pas.

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LE MESSIANISME DE JESUS PROCLAME

Matthieu 2, 1 à 11 - Philippiens 2, 5 à 11 - Psaume 118

Quel est l'intérêt de ce texte ? Pourquoi est-il dans les évangiles ? On le retrouve, d'ailleurs, dans les 4 ; ce qui peut souligner son authenticité, et son importance.
Si ce texte est important, en quoi l'est-il ? Ce récit nous apprend-il quelque chose en ce qui concerne Jésus ?

Jésus est au centre de ce récit. Il entre à Jérusalem monté sur un âne. Jusque là, rien d'extraordinaire ; beaucoup de gens devaient entrer à Jérusalem, juchés sur des ânes. Pourquoi, tout à coup, la plupart des gens de la foule étendent-ils leurs vêtements sur le chemin et chantent-ils en agitant des branches ?
Tout est là. C'est ici la particularité de l'événement. La réponse à cette question nous donnera, sans doute, l'intérêt du texte.

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DIEU SAUVE LORSQU’IL PEUT AIMER LIBREMENT

Jean 8, 1 à 11 - Esaïe 43, 16 à 21 - Philippiens 3, 8 à 14

Ce passage de l'évangile selon Jean est un cas particulier. En effet, on ne le trouve pas dans les plus anciens manuscrits de cet évangile, ni dans de nombreuses versions anciennes, telles que les versions coptes, syriaques ou arméniennes. Les pères grecs semblent l'ignorer.
Plusieurs manuscrits le placent soit après Jean 7, 36, ou Jean 7, 44. Voire encore, à la fin de l'évangile. C'est pourquoi on peut penser que ce passage n'appartenait pas primitivement à l'évangile selon Jean. Il s'agit d'une tradition indépendante, insérée après coup. Ce qui ne veut pas dire que l'épisode que ce texte raconte n'est pas authentique. On sait bien que les évangiles n'ont pas pu présenter tous les actes et toutes les paroles de Jésus. Les conclusions des chapitres 20 et 21 de l'évangile selon Jean le disent clairement.
C'est pourquoi ce passage a été conservé dans le Canon des Ecritures, et cette canonicité n'est discutée par personne, car le message qu'il contient correspond parfaitement à l'œuvre et au témoignage du Christ.
Mais que nous dit ce texte ?

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SEL OU LUMIERE ?

Matthieu 5, 13 à 16 - Esaïe 55, 1 à 3 - 1 Pierre 2, 9 à 10

Jésus est au début de son ministère. Il est sur la montagne. Il parle à ses disciples. Il leur parle d'eux-mêmes. En fait, il fait un portrait du disciple.

Dans les 12 premiers versets de ce chapitre 5 de Matthieu, il leur disait que le bonheur est possible dans l'affliction et les persécutions. C’est l’un des messages des Béatitudes. Car ils vont en connaître, des temps difficiles, les disciples, et cependant, ils devront témoigner du bonheur profond que connaît le serviteur de Dieu. Un bonheur qui émane de l’espérance qui les habitera, de la critique de la satisfaction immédiate et du refus de la puissance dont ils témoigneront.

En un mot, plutôt que de vivre en éternels frustrés, parce que voulant tirer de la religion un pouvoir sur le prochain, ils connaîtront le bonheur d’être des serviteurs.

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LE MIRACLE DES OUTRES CHANGEES EN VASES

Jean 2, 1 à 11 - Matthieu 9, 14 à 17 - Jérémie 13, 12 à 14

Le troisième jour … Le troisième jour après quoi ?

Le troisième jour après le chapitre premier, consacré au choix de ses disciples par Jésus. Et notamment 3 jours après la déclaration de Jésus à Nathanaël : « Parce que je t’ai dit que je t’avais vu sous le figuier, tu crois. Tu verras des choses bien plus grandes. »

Il faut dire que ce fut un grand tournant dans la vie de ces hommes, que de suivre le Christ. Ils allaient être changés, transformés par cette relation nouvelle. C'est ce que veut nous dire, dès ce chapitre 2, le récit des noces de Cana.

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EPIPHANIE : LA MISSION UNIVERSELLE

Matthieu 2, 1 à 12 - Esaïe 60, 1 à 6 - Ephésiens 3, 1 à 6

Nous lisons ce texte au moins une fois par an, à l'occasion du dimanche de l'Epiphanie. Nous l'avons donc entendu souvent, et nous serions sans doute capables de le raconter par cœur. Mais il y a toujours quelque chose de nouveau à tirer d’un texte lu quantité de fois auparavant. Attardons-nous, cette fois, sur la géographie du récit.

Des Mages viennent d'orient. De quel orient s'agit-il ? Il faut replacer le texte à son époque pour répondre à cette question.

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JUGES SELON NOS ŒUVRES ?

Ecclésiaste 12, 11 à 14 - Apocalypse 20, 11 à 13 - Matthieu 16, 24 à 27

La fin d’une année peut parfois faire surgir des réflexes religieux vieux comme le monde.
Par exemple : le besoin de faire le point, un bilan de l’année écoulée. Que faut-il retenir ? Que peut-on oublier ? C’est une sorte de jugement.

L’être humain s’est toujours fixé des échéances. Des sortes de butoirs qui l’obligent à faire des comptes. Il les fixe, ces échéances, aux occasions des rites de passage, par exemple. Mais surtout à l’approche de la mort.
La croyance en un jugement au moment de la mort est très ancienne, et se retrouve partout. Elle fait partie de la volonté de donner un sens à sa vie ; car si aucun bilan n’est fait, si tout se vaut, si aucun jugement n’est porté sur ce qui a été fait, cru et dit, si on ne peut faire le tri entre le positif et le négatif, le bien et le mal, a quoi cela a-t-il servi de vivre ?

Le jugement donne un sens à la vie. En croyant en un jugement, l’être humain se déclare supérieur à l’animal. Il élabore des règles et des lois qui constituent une base légale du jugement. Et comme l’homme ne peut juger des intentions, le jugement qu’il porte est basé sur les œuvres. On en trouve des traces dans la Bible.

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TRADITIONALISTE OU PROPHETE ?

Hébreux 1, 1 à 3 - Michée 6, 6 à 8 - Matthieu 28, 16 à 20

Ces versets introductifs de l'épître aux Hébreux discernent plusieurs temps dans l'histoire du peuple de Dieu, telle qu'elle est relatée dans la Bible. L'auteur utilise les termes autrefois et dans ces derniers temps.
Autrefois Dieu a parlé à nos pères par les prophètes ; dans ces derniers temps, il nous a parlé par le Fils. Il y a un avant et un après. La séparation entre les deux temps est, dans le texte, le fait de la venue du Christ. Il a fait la purification des péchés et s'est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très hauts (Hébreux 1, 3).

Et on aurait envie d'ajouter : et après ? Est-ce fini ? N'y a-t-il plus rien à attendre ? Car la glorification du Christ peut très bien être considérée comme le mot de la fin. Jésus est venu, il a tout accompli ; il n'y aurait donc plus rien à attendre.
Qu'en est-il ?

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