Prédications

Toutes ces prédications ont été données lors des cultes de la paroisse réformée de Chabeuil - Châteaudouble.

TU NE POSSEDERAS PAS

Exode 20, 15 - Psaume 49 - Luc 12, 13-34

Tu ne commettras pas de vol (Exode 20, 15). C'est le 8ème des 10 commandements, un commandement toujours d'actualité.

Que le pays soit riche ou pauvre, ça ne change rien, le vol ne disparaît pas. Il se présente seulement sous des formes différentes. Formes rendues par la diversité des verbes utilisés pour en parler, de dérober à faucher, en passant par piquer ou extorquer.
Mais je n'ai pas l'intention de faire une leçon de vocabulaire, mais plutôt de mettre le doigt sur ce qui se cache derrière le vol, l'état d'esprit qui le motive, afin, si possible d'en couper les racines.
Et cet état d'esprit, c'est l'envie de posséder.

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DE LA JUSTICE A LA GRÂCE ?

Esaïe 42, 1 à 9 - Galates 2, 15 à 21 - Luc 18, 9-14

Lorsqu'en 1517 (le 31 octobre pour être précis, soit 499 ans demain), Martin Luther commence à réformer l'Eglise, il tente de répondre à un souci, une question de l'homme.

Une question débattue dans toute la Bible, et tout particulièrement dans l'épître de Paul aux Romains. Lettre qui fut le texte de base de la réforme luthérienne.
Cette question est fondamentale et commune à toutes les religions du monde. C'est celle-ci : L'homme peut-il être juste devant Dieu ? Et si oui, comment ?
Non seulement toutes les religions sont intéressées par cette question, mais elles y trouvent leur origine. La démarche religieuse est, en effet, motivée par la volonté humaine d'être juste devant Dieu (ou les dieux), et d'obtenir, par cette justice, la reconnaissance de Dieu, sa bénédiction, le bonheur, voire l'immortalité.
La réponse quasi générale à cette question est : oui, l'être humain peut être juste ! Réponse générale, car si on répond par la négative, c'est toute la religion qui s'effondre. Pourquoi, en effet, professer un dogme et une conduite à tenir si, au bout du compte, la justice est impossible ?
Cette réponse positive étant posée, il faut, après coup, donner les moyens de parvenir à la justice. C'est ainsi que naît toute une panoplie de règles et de lois à respecter pour être juste.
C'est à cette question que Luther et les autres réformateurs vont apporter une réponse originale. Mais avant d'en arriver là, voyons ce que Jésus, lui-même, en disait. Et, pour cela, reprenons la parabole du pharisien et du publicain (Luc 18, 9 à 14).

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COMMENT ETRE JUSTE DEVANT DIEU ?

Luc 18, 9 à 14 - Deutéronome 10, 12 à 11, 1 - Romains 3, 21 à 30

On a souvent utilisé ce texte pour opposer deux catégories de personnes : les orgueilleux et les humbles, et tirer des conclusions plus morales que spirituelles, du genre : ce n'est pas bien de se vanter, c'est-à-dire s'élever ; il faut savoir s'humilier aux yeux de Dieu et des hommes, ou encore s'abaisser.
Un jour, un jugement aura lieu ; jugement au cours duquel ceux qui se seront abaissés seront élevés, comme le rappelle la fin du verset 14.
Tout ceci est vrai, mais le texte a une portée plus profonde qui tourne autour d'une notion présente deux fois dans la parabole, en introduction et en conclusion : la justice.

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RENTRER EN SOI-MÊME, OU SORTIR DE SOI

Luc 15, 1-32 ; Sophonie 2, 1-3

La parabole du Fils prodigue n'est pas isolée dans un contexte qui parlerait totalement d'autre chose.

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LE DIEU CACHÉ

1 Rois 19, 5 à 13 - Ephésiens 3, 8 à 12 - Luc 4, 9 à -12 et 8, 16 à 18

Comment faire pour, à la fois, avoir en ce dimanche de rentrée, un culte de rentrée digne de ce nom, avec ce qu'on pourrait appeler : une mise en lumière et en perspective d'un mot d'ordre pouvant orienter la vie de l'Eglise pendant toute une année, et trouver et développer le mot d'ordre en question. Celui-ci reprenant le thème général de l'année.
J'ai choisi, ce matin, de le faire à partir du thème de l'année de catéchisme qui commence cette semaine. Or le thème du catéchisme cette année, c'est : Le Dieu caché. En quoi ce thème fait-il référence au mot d'ordre général de l'année qui est : Nous croyons ? Ou encore : la foi ?
Y a-t-il un lien entre la foi et le Dieu caché ? A condition, bien sûr, qu'il soit établi que Dieu se cache.

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QU'AS-TU FAIT DE TON FRERE ?

Matthieu 25, 31-46 ; Genèse 4, 1-12  ;  Jacques 1, 22-27

On a souvent utilisé ce texte pour parler du jugement, car tel est le cadre de la parabole.
Jésus raconte une histoire de jugement afin que ses auditeurs soient conscients de la gravité du sujet. Il est vrai que l'être humain n'est intéressé, bien souvent, que lorsque son salut est en jeu.

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L'ECOLOGIE DE L'EVANGILE

1 Corinthiens 2, 6-16   ;   Marc 8, 31-38

Savez-vous combien une carpe peut pondre d'œufs ? De 40 000 à 2 millions par an, selon la taille de la carpe. Et vous savez pourquoi elle en pond autant ? Parce ces œufs, après éclosion, subissent une hécatombe colossale de la part des multiples prédateurs qui s'en nourrissent. Ce qui fait que peu de carpes, sur les millions d'œufs pondus, parviendront à l'âge adulte.
Même constat pour la plupart des insectes.

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FAIRE UNE CONFIANCE AVEUGLE

Hébreux 11, 1 à 19

Faire une confiance aveugle

Cette expression, qui fait partie du langage courant m‘est venue à l'esprit à la lecture de ce texte.

C'est une expression du langage courant, mais finalement, assez peu utilisée.
De quoi, ou à qui dirions-nous que que faisons une confiance aveugle ? A la science, au progrès en général, à la médecine, ... ? Je n'ose dire : aux médias ou bien aux hommes politiques ou à nos dirigeants Peut-être à certains de nos proches, de nos amis, à des membres de notre famille...

Mais c'est d‘une confiance, absolue et nécessaire dont nous parle ce passage de l'épître aux Hébreux. A travers les exemples d‘Abraham, de Noé, de Sara, l'auteur nous parle de personnes qui ont su avoir une confiance aveugle en Dieu. L'expression la plus juste serait d‘ailleurs de dire qu'ils ont placé une confiance aveugle en Dieu.

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JE SUIS LE CHEMIN, LA VERITE ET LA VIE

Jean 14, 6

Vous souvenez-vous ?

Il n’y a pas si longtemps, le mur derrière moi supportait, depuis l’époque du pasteur Bouttier, deux versets, dont l’un nous rappelait «Je Suis le Chemin, la Vérité et la Vie"…

J’y ai repensé durant la semaine dernière pendant que je cheminais sur des sentiers de randonnée avec des amis. Mais aussi à la suite de je ne sais combien de discussions sur ce que veut dire pour nous "être chrétien aujourd’hui".
Sur mon sentier, le tout s’est peu à peu assemblé ; il faut dire que marcher laisse du temps, beaucoup de temps, et nous nous sentons, par moments, un peu plus proches de Jésus et de ses disciples sur les chemins de Galilée ou de Judée.

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RECONNAISSANCE DE MINISTERE DU CONSEIL PRESBYTERAL

Actes 27, 14 à 44

Notre époque a la manie de la commémoration. Nous sommes submergés par le devoir de mémoire. Le centenaire de la bataille de Verdun, les 80 ans du Front populaire, les 950 ans de l’invasion de l’Angleterre par Guillaume le Conquérant.
Dans quelques semaines, nous fêterons un bicentenaire, celui du naufrage de la Méduse, immortalisé par une toile de Géricault que l’on peut encore admirer au Louvre.
Cette frégate voguait vers l’Afrique avec à son bord 400 passagers qui allaient reprendre pied au Sénégal, colonie restituée à la France après 1815. Le capitaine, un ancien émigré un peu alcoolique, n’avait pas embarqué depuis plus de 20 ans. Faute de savoir lire une carte marine, le 2 juillet 1816, il échoua son bâtiment sur un banc de sable au large des côtes de Mauritanie. Une tempête se leva. Il fallut alors évacuer le navire qui prenait l’eau. On s’entassa dans quelques chaloupes et il fallut en plus construire un radeau pour 150 personnes.

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