Prédications

Toutes ces prédications ont été données lors des cultes de la paroisse réformée de Chabeuil - Châteaudouble.

Naître de nouveau

Chateaudouble, le 14 octobre 2018, Baptêmes

Jean 3, 1-21

 

Chers frères et sœurs,

Lorsque des parents viennent me voir pour demander le Baptême de leur(s) enfant(s), leur désir est majoritairement que leur(s) fils ou leur(s) fille(s) soient ainsi accueillis dans la grande famille des chrétiens.

Mais plusieurs indices dans ce sacrement du Baptême que nous venons de vivre peuvent également nous faire penser qu’il se joue ici comme une nouvelle naissance au sein de cette famille. Baptiser (βαπτίζω en grec) veut dire plonger quelqu’un dans l’eau. Les premiers baptêmes consistaient à plonger une personne entièrement dans l’eau, pour l’en ressortir quelques secondes plus tard : n'y voyons nous pas le symbole d’un enfant qui naît et voit le jour ?

 

Lire la suite...

COMME UN PETIT ENFANT

Marc 9, 30 à 37

Culte d’accueil d’une proposante

Chers amis,

Certains l’auront peut-être reconnu, ce texte était celui proposé dans les lectionnaires pour dimanche dernier. Le calendrier de notre paroisse a fait que nous l’avions mis de côté, mais ce n’était que partie remise.

Car ce texte dans mon esprit entrait en résonance avec ce que nous partageons aujourd’hui, avec ce temps liturgique d’accueil que nous venons de vivre. Ces versets de l’Évangile de Marc nous parlent justement d’accueil par la communauté et de service. De se mettre au service non seulement de notre Seigneur, mais au service de tous.

Cependant, la première chose qui m’a interpellée, c’est avant tout cette question que Jésus pose à ses disciples : de quoi discutiez-vous en chemin ? ... Le chemin...

Lire la prédication

CONVERTISSEZ-VOUS... COMME LUTHER ET CALVIN !

Esaïe 6, 1 à 8 - Marc 1, 14 et 15

Chers amis,

Comme nous avions ressorti des cartons ces quelques panneaux explicatifs de la Réforme pour nos visiteurs des Journées du Patrimoine, nous avons eu envie de les laisser jusqu’à ce dimanche pour que vous les découvriez, ou que vous les redécouvriez à votre tour. Et de fil en aiguille a germé l’idée que la prédication d’aujourd’hui pourrait elle aussi éclairer la lecture de cette exposition.

Sauf que je me suis dit que ces dernières années, nous avions eu notre part d’expositions, de prédications, de conférences pour les 500 ans de ladite Réforme. Que nous avions explorés pour beaucoup en long et en large l’histoire protestante en général, et la vie de Martin Luther en particulier. Que pourrais-je bien vous raconter que vous ne sachiez pas encore?

Alors j’ai pris le parti de vous parler de ces deux hommes dont vous avez le portrait sur les deux affiches au fond. Martin Luther et Jean Calvin. Mais je ne veux pas à nouveau vous raconter ce que tous les livres d’histoire en disent. Je voudrais aujourd’hui avec vous, faire connaissance plus intimement avec eux, aller au fondement, à la source de cette foi qui les a porté et qui leur a donné la force et la conviction d’accomplir ce qu’ils ont accompli.

Lire la prédication

QUI DITES-VOUS QUE JE SUIS ?

Marc 8, 27 à 36

Chers amis,

Qui dites-vous que je suis ?

Dans la vie, dans la ville, parmi nos voisins, nos proches, il y a plein de gens qui gagnent à être connus ! Et Jésus lui aussi gagne a être connu ! Mais que connaissons-nous vraiment les uns des autres ?

Cette conversation entre Jésus et ses disciples, puis entre Jésus et la foule, cette conversation que l’évangéliste Marc nous retranscrit nous interroge sur ce que nous connaissons vraiment des autres, de Jésus et même de Dieu. Quelle image, quelles représentations en avons nous ?

Cet épisode est central dans cet évangile de Marc. Dans les huit premiers chapitres, Jésus s’est donné à connaître à travers ses paroles, ses enseignements, ses paraboles, ses guérisons… Dans les huit suivants, il va faire route vers Jérusalem, vers sa Passion, vers sa mort. Au centre de l’évangile se trouve l’épisode de la transfiguration, mais juste avant, dans le passage que nous venons de lire, Jésus fait un point d’étape. Qu’est-ce que tous ces gens ont vraiment appris et retenu jusqu’alors ? Que doivent-ils avoir saisi pour pouvoir continuer à me suivre jusqu’à la Croix, jusqu’à la mort, jusque DANS ma mort et ma résurrection ?

Lire la prédication

LA BIBLE, C'EST COMME UNE BOITE DE CHOCOLATS…

Ézéchiel 3, 1 à 7 - Apocalypse 10, 8 à 11 - Culte de rentrée

Chers frères et sœurs,

Je vous ai sentis gourmands en préparant cette rentrée. Affamés comme les foules qui poursuivaient Jésus, mais pas de pain. Vous aviez envie de pâtisseries, de douceurs, de tartes confectionnées selon les bonnes vieilles recettes d’antan et partagées entre nous dans la convivialité.

Ne venons nous pas de chanter « Vous ne vivrez pas de pain seulement, mais de toutes paroles » ? Aussi j’ai voulu ce matin contribuer à calmer cette faim et à satisfaire ces envies.

Dans le célèbre film  Forrest Gump, le héros déclare : « La vie, c’est comme une boîte de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber ». Eh bien, si la Bible est pour nous Parole de Vie, alors je prends le pari ce matin de vous démontrer que la Bible est elle-aussi comme une boîte de chocolats. Et pour mieux vous le prouver, je vous offre d’en faire l’expérience…. gustative.

Lire la prédication

LE BON SAMARITAIN

Luc 10, 25 à 37 - Lévitique 19, 15 à 18

Chers amis,

Encore un texte biblique et une parabole archiconnus. On parle même, dans le langage courant, d’un bienfaiteur comme d’un « Bon Samaritain », et beaucoup de gens ignorent aujourd’hui l’origine biblique de cette expression.

Archiconnue également l’interprétation qui dit que le légiste et le prêtre n’ont pas daigné secourir le malheureux à cause des prescriptions de pureté imposées par la Loi juive : ne pas approcher un étranger, toucher un mort, ne pas se souiller avec du sang…

Bien souvent, on a voulu lire ici la condamnation par Jésus des Juifs et de leur application stricte de la Loi. Et lire à l’inverse sa sympathie vis à vis des Samaritains, membres d’une branche dissidente du judaïsme bannie et condamnée par les Juifs. Pourtant comme souvent, il nous faut entendre ce texte différemment. Entendre que la situation est ici décrite du point de vue du blessé. Terrassé, presque inconscient, il voit passer au loin le prêtre et le lévite, mais il ne sait rien des raisons qui les retiennent de lui porter secours. Alors est-ce à nous de les deviner ? De les extrapoler ? De les inventer ? Tenons-nous en au texte, et tentons de répondre à cette question en nous mettant à la place de cet homme gisant au sol, laissé pour mort. A qui doit-il la vie ? Pour lui, qui a été son prochain ?

Lire la suite...

NE MARCHEZ PLUS COMME LES PAIENS

Ephésiens 4, 17 à 23

Chers frères et sœurs en Christ,

Voici une salutation communautaire fraternelle que l’apôtre Paul aurait pu vous adresser. C’était son habitude d’écrire aux jeunes Églises chrétiennes, et il est certain que si ses lettres nous sont parvenues, c’est qu’elles étaient en fait conservées, recopiées puis échangées entre paroisses pour être lue au cours des cultes, comme des prédications.

Pourtant, lire et commenter Paul effraye toujours, tant par la difficulté de ses textes, que par le ton moralisateur de ses enseignements ! Il passe bien souvent pour un rabat-joie, un donneur de leçons et ce passage de l’épître aux Éphésiens que nous venons de lire ne dément pas cette réputation. Pourtant il faut lire, et surtout RELIRE Paul. Paul, ou les disciples qui ont perpétué son témoignage car il est maintenant sûr que cet épître aux Éphésiens n’est pas de Paul, mais de la main d’un de ses successeurs, dit de l’École Paulienne. Mais cet auteur respecte la pensée de l’Apôtre car les conseils que nous avons lus sont très proches de ceux que Paul avait prodigué quelques années auparavant dans l’épître aux Galates.

Oui, il nous faut relire Paul, et ne pas battre en retraite sous prétexte que ses textes sont d’une autre époque, dépassés, et qu’ils ne nous parlent plus. Qu’ils n’ont plus rien à nous apprendre. C’est le réflexe que l’ont pourrait avoir en entendant ce passage des Éphésiens. A qui l’auteur (que nous appelleront Paul pour faire simple) destine-t-il vraiment ces conseils ? Qui sont ces païens qu’il fustige ? Ce texte salue-t-il vraiment le comportement exemplaire des chrétiens d’Éphèse, ou dénonce-t-il au contraire des travers dont eux-mêmes ne sont pas préservés ?

Lire la prédication

LA MULTIPLICATION DES PAINS

Jean 6, 1 à 15

Chers amis,

Quand on emménage dans un nouveau quartier, dans une nouvelle ville, je ne sais pas pour vous, mais pour moi il est primordial de se mettre en quête d’une bonne boulangerie. C’est à mon fils qu’est revenu cette tâche lorsqu’il est venu me voir au début de ce mois. Pendant trois jours, chaque matin, il a testé les boulangeries du centre ville de Chabeuil pour finalement élire la baguette qui faisait l’unanimité : nous avions trouvé notre fournisseur attitré, et nous lui restons fidèles.

Je suis toujours étonnée de l’importance que l’on accorde au pain, au bon pain, à son goût, sa couleur, son croustillant. Et étonnée du fait que, dans presque toutes les civilisations, il ne saurait y avoir un repas sans pain, quel qu’il soit. Pour les hommes, le pain est symbole de nourriture rassasiante, mais aussi de repas complet, de partage et de convivialité.

Pourquoi vous raconter cela ? Quel rapport avec notre texte ? J’y viens.

Lire la prédication

VOYAGEZ LEGERS !

Marc 6, 7 à 13

Chers frères et sœurs,

Quand on parle vacances, deux choses nous viennent à l’esprit : se reposer d’abord, et… PARTIR !
Les kilomètres d’embouteillage sur les routes et les autoroutes, les files d’attente dans les gares et les aéroports nous le confirment : les vacances sont synonymes de dépaysement, de nouveaux horizons, de nouveaux rythmes. C’est un fait, on PART en vacances.

Mais il n’y a pas que les routes qui sont chargées : nos bagages le sont aussi ! Souvenez-vous de ces valises dans lesquelles on voudrait tout emporter, au cas où il fasse chaud.. ou froid. Où qu’il pleuve… Ces négociations avec les enfants pour qu’ils n’emportent pas tout leur coffre à jouet. Et le casse-tête pour que tout rentre dans la voiture. C’est juré, l’an prochain, on achète un coffre de toit !
Ah ! l’angoisse à l’aéroport des 20 kg de bagages à ne pas dépasser en soute, et du bagage à main qu’on risque à tout moment de se voir refuser à l’enregistrement car il est trop lourd, trop gros...

N’est-ce pas aussi dans ces moments-là qu’il nous faudrait entendre cette injonction de Jésus : voyagez léger !

C’est ce que je vous propose de faire ce matin. Relire nos projets de vacances, nos voyages, nos villégiatures estivales à la lumière de ces consignes logistiques du Christ qui sont plus qu’un simple guide du routard chrétien.

Lire la prédication

LE CHEMINEMENT DU CULTE

Luc 24, 13 à 35

Chers frères et sœurs,

On ne présente plus cet épisode des pèlerins d’Emmaüs. Il fait partie de la mémoire collective chrétienne, au point qu’on le choisit pour accompagner de nombreuses occasions de notre vie d’Église.
Il est souvent lu pendant les services funèbres, où il vient soutenir ceux qui sont dans le deuil pour leur assurer que Jésus-Christ marche à leur côté pour traverser cette épreuve, et leur redonner l’espoir d’une vie qui se poursuit malgré tout.
Il fait aussi partie des textes que l’on utilise pour faire mémoire de l’institution de la Cène, au côté de ceux, plus traditionnels, du dernier repas au soir du Jeudi Saint.
Je l’ai parfois entendu prêché pour des mariages : la vie de couple n’est-elle pas un chemin à deux ?
Il sert également de référence pour tous ceux qui démarrent un parcours de catéchèse, et qui vont découvrir, à travers l’étude des écritures, ce qui fait le cœur de l’Évangile chrétien, la révélation de la mort et de la résurrection du Christ, et la manière dont il signe sa présence dans l’Eucharistie. Une catéchèse qui peut ouvrir leurs yeux, et toucher leur cœur.

Lire la suite...