Bienvenue sur le blog des paroissiens : gardons le lien...

Blog des paroissiens de la paroisse protestante unie de Chabeuil-Châteaudouble

 

Envie de partager un texte, une prière, un moment particulier, un témoignage, une photo, un article de presse... cette page est la votre.

Postez votre message à secretariat@erfchabeuil.org !

Prière d'été

Seigneur,

donne-nous en ce temps de vacances

la joie simple et vraie de nous retrouver en famille et entre amis,

et de faire chez nous et autour de nous une place à l'inconnu.

Donne-nous la grâce de savoir te prier en contemplant le bleu du ciel, la pluie qui ruisselle, la fraîcheur d'une source ou d'un lac, et la montagne aux multiples facettes.

Apprends-nous à savoir nous reposer et nous émerveiller.

Donne-nous la joie d'écouter le silence et de découvrir en tout homme un frère.

Anonyme
Vivre, Prier, méditer. Ed. Olivetan, p.232

La Fable de la Fougère et du Bambou

Un jour j'ai décidé de m'avouer vaincu : j'ai démissionné de mon travail, j'ai quitté ma compagne et ma vie. Je me suis rendu dans la forêt pour parler avec un vieil homme qui, parait-il, était un sage.

Pourriez vous me donner une bonne raison de m'avouer vaincu ? lui ai-je demandé. Regarde autour de toi, m' a-t-il répondu. Tu vois la fougère et le bambou ? Oui répondis-je.

Quand j'ai semé les graines de la fougère et du bambou, j'ai fait très attention. La fougère a grandi très vite. Son vert brillant a recouvert le sol. Mais la graine de bambou n'a rien donné. Je n'ai pourtant pas renoncé.

La deuxième année la fougère est devenu encore plus brillante et abondante, mais de nouveau, la graine de bambou n'a rien donné. Mais je n'ai pas renoncé au bambou.

La troisième année, la graine de bambou n'a toujours rien donné. Mais je n'ai pas renoncé au bambou.

La quatrième année, de nouveau , la graine de bambou n'a rien donné. Mais je n'ai pas renoncé au bambou.

La cinquième année, une petite pousse de bambou est sortie du sol. En comparaison avec la fougère, elle était bien sûr très petite et insignifiante.

La sixième année, le bambou a grandi de plus de 20 mètres de haut. Il avait passé cinq ans à faire des racines pour le soutenir. Ces racines l'ont rendu fort et lui ont donné ce dont il avait besoin pour survivre.

Sais- tu que tout ce temps où tu t'es battu, en réalité, tu as formé des racines ? Le bambou a un rôle différent de celui de la fougère, et pourtant tous les deux sont nécessaires et embellissent la forêt. Ne regrette pas un jour de ta vie. Les bons jours t'apportent du bonheur. Les mauvais jours t'apportent de l'expérience. Tous deux sont essentiels à la vie. Le bonheur te rend doux. Les tentatives te rendent fort. Les peines te rendent humain. Les chutes te rendent humble. La réussite te rend brillant.

Si tu ne réussis pas ce que tu veux faire, ne perds pas espoir , car peut être que tu es seulement en train de fabriquer des racines.

Conte de sagesse chinois

L'Amour change tout

Le travail sans amour rend esclave
La justice sans amour rend impitoyable
La vérité sans amour rend critique
Le savoir sans amour rend présomptueux
La responsabilité sans amour rend autoritaire
L'intelligence sans amour rend amour rend calculateur
La mémoire sans amour rend rancunier
La gentillesse sans amour rend hypocrite
L'honneur sans amour rend orgueilleux
La richesse sans amour rend avare
L'offrande sans amour rend amer
La foi sans amour rend fanatique

O Dieu parce que tu es Amour, Tu illumines notre route.
Parce que Tu es Amour, Tu donnes sens à la Vie, tu donnes du sens à nos vies.

Amen

Je crois

Je crois
que Jésus-Christ est venu
et a ouvert toutes les portes du possible,

Je sais
que je ne peux même pas imaginer
ce que cela implique,

Mais je crois
que Dieu est amour,
et Père,

Et que,
comme sur le chemin d’Emmaüs,
il est déjà là,
il me rattrape sur la route,
et chemine avec moi
tant que je le veux bien.

Daniel Guichard

Croire

Je crois,

Et lorsque je dis : je crois, je ne professe aucun savoir, aucune évidence, aucune certitude.

En effet, croire n'est pas savoir.

Croire, c'est admettre que ici et maintenant, compte tenu de mon histoire, de mon éducation et de mes expériences, je ne sais pas et que je ne peux que croire.

Croire:

C'est supposer que je puisse me tromper.
C'est accepter que d'autres croient autre chose.
C'est reconnaître la légitimité et le bienfait du doute.
C'est imaginer que demain je puisse croire autrement qu'aujourd'hui : de même que je ne crois pas comme je croyais hier.

Croire, c'est donc être libre à l'égard des traditions qui enferment, des certitudes qui ligotent et des opinions qui dressent les personnes les unes contre les autres.

Croire, c'est donner moins d'importance aux idées qu'aux personnes; et donc les aimer même si elles ne croient pas comme moi.

Croire, ce n'est pas être sûr de soi, mais de Dieu.

Croire c'est être confiant; c'est la foi.

Croire, c'est être fidèle, non à des idées, mais à Dieu, le Père qui nous accompagne parce que, pour lui, nos personnes sont plus précieuses que nos croyances.

Gilbert Carayon

A tous ceux que j'aime

Voilà des années que je vous écris pour Noël comme si les mots étaient mes plus fidèles alliés dans l'offrande de mes meilleurs voeux.

Mais cette fois-ci, il se dérobent, ils m'échappent, ils se moquent même de moi qui les prenais au sérieux. Je les entends rire et se sauver dans tous les sens.

J'ai bien essayé de leur courir après, de les attraper, de les rappeler à l'ordre et à leur devoir mais c'est peine perdue.
Mutins, espiègles, ils sont en pleine rébellion, et si j'insiste, j'y perdrai moi-même mon latin.

Alors, qu'ils prennent leurs vacances ! ...

Lire la suite...

Message du pasteur Laurent Schlumberger aux Eglises locales et paroisses de l'Eglise protestante unie de France

Paris, le 14 novembre 2015 - 10h00

Les mots manquent, devant l’horreur et l’absurde de ce massacre en Ile-de-France. L’horreur de ces dizaines et dizaines de morts et de blessés, sauvagement atteints. L’horreur de ces vies détruites ou amputées, de ces familles décimées. L’absurde d’un massacre qui tue à l’aveugle. L’absurde d’une idéologie terroriste qui évoque un dieu assoiffé de sang.

Les victimes, touchées au hasard des fusillades et des explosions, étaient présentes dans des lieux qui, eux, avaient été à l’évidence soigneusement ciblés : stade de foot, salle de spectacle, terrasses de cafés et de restaurants. Ce sont des lieux de détente ou de culture, où il fait bon se retrouver, en toute liberté, entre amis et au milieu de tous. Ce sont ces lieux de rencontre et de convivialité qui étaient visés. C’est cela aussi qu'il faut maintenir et protéger.

Dans l’effroi et l’accablement, que faire ?

Nous pouvons prier. Porter devant Dieu les victimes, et toutes celles et ceux qui en prennent soin. Porter les hommes et les femmes des services publics qui sont mobilisés, et les responsables de notre pays. Mais aussi prier pour que la violence recule chez ceux qui sont aveuglés par des fantasmes de pureté radicale.

Nous pouvons offrir notre écoute et notre parole. Dans nos relations, notre temps, nos réunions, nos lieux de culte, faire place à la parole et au silence échangés. Accueillir et partager les mots, les soupirs, les sanglots, les pourquoi, les colères.

Nous pouvons aussi cultiver la solidarité et la fraternité, si fragiles, si précieuses, qui nous sont confiées.

Nous remettons le temps présent et toute chose au Dieu vivant qui, en Jésus-Christ, nous rejoint et nous accompagne dans nos détresses et dans nos espoirs.

Laurent Schlumberger, pasteur, président du Conseil National de l'Eglise Protestante Unie de France

Communiqué de la Fédération Protestante de France suite aux attentats de Paris du 13 novembre 2015 Lire aussi le communiqué de la Fédération Protestante de France

Culte du 11 janvier 2015

Les textes de ce culte ont été données lors du culte du 11 janvier 2015, à la suite des actes terroristes en France du 7 au 9 janvier 2015.

Au milieu de ce monde confus qui est le nôtre.
Au sein de nos incompréhensions et de nos recherches, le Seigneur se lève.
Il vient donner un sens à nos existences.
Il vient remplir nos vies de sa présence.
Il nous accorde sa grâce et sa paix.

Proclamation de la Grâce

Lire la suite...

Courage

Père,

Je te prie pour la paix : une paix fondée sur l'amour en Christ.

Je te prie pour que naisse en moi l'espérance : une espérance qui jaillisse de la résurrection.

Je te prie pour recevoir le courage :
le courage de demeurer fidèle jusqu'au bout,
le courage de demeurer ferme quand le mal paraît triompher et que les combats pour la vérité semblent perdus ;
le courage de rebâtir quand tout s'écroule autour de moi.

Je te prie pour recevoir le courage :
le courage d'appartenir à un peuple pèlerin, en route vers l'inconnu, assuré que le chemin n'est pas caché pour toi ;
le courage d'être le corps du Christ, de sorte que celles et ceux qui souffrent connaissent par nous la tendresse du Seigneur.

Eglise protestante unie de France
Conseil presbytéral du 7 janvier 2015 - Attentat de Charlie Hebdo

Paternité

Rien ne t'a préparé à ce qui est arrivé cette nuit-là, Joseph. Tout ce que tu as appris de tes pères ne t'a servi à rien. A quoi cela rime-t-il d'être un homme fort, travailleur et habile, quand on est confronté au miracle de la vie ?

Tu as reçu dans tes mains calleuses ce petit être, si petit, si léger et déjà si plein de vie !

Maintenant, dans le calme de la nuit, tu t'es approché de la lampe et tu l'as regardé. Ton fils. Lui a levé vers toi ses yeux sombres et profonds, puis il a saisi le doigt que tu lui tendais et l'a serré avec force dans sa menotte.

Et c'est comme si une épée t'avait transpercé le cœur…

Ce petit en prenait possession et s'y installait pour toujours.

Tu as su, à ce moment-là que tu serais capable de n'importe quoi pour cet enfant, que tu travaillerais pour lui jusqu'à l'épuisement, que tu donnerais ta vie pour lui…

Oui, c'est cela la paternité, Joseph. Cet enfant tu ne l'as pas engendré mais il est vraiment ton fils.

Tu vas l'éduquer avec soin, Joseph, lui apprendre un métier, l'instruire, lui transmettre ton amour de la loi et des prophètes.

Lui vas lui prêter ton regard, ce regard qui s'arrête sur les choses simples pour en extraire une leçon : une vieille outre où on a mis du vin nouveau, une pâte à pain qui lève dans la cuisine, une maison mal bâtie qui tombe en ruines…

Et sur ces fleurs magnifiques, les lys des champs, qui sont devenues ton emblème et que tu brandis sur les autels où des millions d'hommes t'honorent et suivent ton exemple de père.

Car, tant qu'il y aura des chrétiens, tu seras dans nos cœurs, Joseph.