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Blog des paroissiens de la paroisse protestante unie de Chabeuil-Châteaudouble

 

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Reculer les frontières de la nuit

Chers Frères et sœurs,
En ces temps silencieux, nous voudrions nous efforcer d'être de bonnes personnes les uns pour les autres, afin de nous soutenir mutuellement  en nourrissant nos âmes qui ont soif de lien et d'esprit.

Prions les uns pour les autres pour recevoir la lumière
Qui vient de l'amitié reçue et donnée
Elle fait reculer les frontières de toutes les nuits !

Prions les uns pour les autres pour recevoir la lumière
Qui vient de la présence du Christ si vous avancez vers lui
Même sur les vagues d'une mer déchainée
Quelle nuit pourrait s'emparer de vous ?

Prions les uns pour les autres pour recevoir la lumière
Qui vient de la joie lorsque la fraternité retrouve son vrai visage
Quand des frères et des sœurs sont relevés dans leur humanité
La nuit perd son pouvoir sur la terre!

Prions les uns pour les autres pour recevoir la lumière
Qui vient des liens renoués car lorsque les séparés se parlent
Quand nous partageons nos joies et nos peines
Le jour annonce déjà la fin de la nuit !

Si d'une façon ou d'une autre
Humblement, généreusement, fraternellement
Jaillissent de vos cœurs et de vos paroles quelques fragments de lumière
Le monde renaîtra toujours de ces cendres
Et l'aurore a déjà commencé.

Pasteur Andréas Lof inspiré de Charles Singer

Des mains

Seigneur,

Tu nous as créés avec des mains.
Des mains agitées et des mains tranquilles, des mains fermes et des mains douces, des mains serrées et des mains ouvertes.
 
Béni sois-tu, Seigneur,
Pour la main minuscule et parfaite du nouveau-né
Pour la main confiante de l’enfant glissée dans celle d’un grand
Pour la main calleuse et fatiguée par le travail
Pour la main qui se tend pour accueillir et soutenir
Pour la main qui soigne et celle qui guérit
Pour la main qui caresse et celle qui bénit
Pour toutes les mains qui s’unissent afin de rendre le monde un peu meilleur
Béni sois-tu, Seigneur !

Prière d'été

Seigneur,

donne-nous en ce temps de vacances

la joie simple et vraie de nous retrouver en famille et entre amis,

et de faire chez nous et autour de nous une place à l'inconnu.

Donne-nous la grâce de savoir te prier en contemplant le bleu du ciel, la pluie qui ruisselle, la fraîcheur d'une source ou d'un lac, et la montagne aux multiples facettes.

Apprends-nous à savoir nous reposer et nous émerveiller.

Donne-nous la joie d'écouter le silence et de découvrir en tout homme un frère.

Anonyme
Vivre, Prier, méditer. Ed. Olivetan, p.232

La Fable de la Fougère et du Bambou

Un jour j'ai décidé de m'avouer vaincu : j'ai démissionné de mon travail, j'ai quitté ma compagne et ma vie. Je me suis rendu dans la forêt pour parler avec un vieil homme qui, parait-il, était un sage.

Pourriez vous me donner une bonne raison de m'avouer vaincu ? lui ai-je demandé. Regarde autour de toi, m' a-t-il répondu. Tu vois la fougère et le bambou ? Oui répondis-je.

Quand j'ai semé les graines de la fougère et du bambou, j'ai fait très attention. La fougère a grandi très vite. Son vert brillant a recouvert le sol. Mais la graine de bambou n'a rien donné. Je n'ai pourtant pas renoncé.

La deuxième année la fougère est devenu encore plus brillante et abondante, mais de nouveau, la graine de bambou n'a rien donné. Mais je n'ai pas renoncé au bambou.

La troisième année, la graine de bambou n'a toujours rien donné. Mais je n'ai pas renoncé au bambou.

La quatrième année, de nouveau , la graine de bambou n'a rien donné. Mais je n'ai pas renoncé au bambou.

La cinquième année, une petite pousse de bambou est sortie du sol. En comparaison avec la fougère, elle était bien sûr très petite et insignifiante.

La sixième année, le bambou a grandi de plus de 20 mètres de haut. Il avait passé cinq ans à faire des racines pour le soutenir. Ces racines l'ont rendu fort et lui ont donné ce dont il avait besoin pour survivre.

Sais- tu que tout ce temps où tu t'es battu, en réalité, tu as formé des racines ? Le bambou a un rôle différent de celui de la fougère, et pourtant tous les deux sont nécessaires et embellissent la forêt. Ne regrette pas un jour de ta vie. Les bons jours t'apportent du bonheur. Les mauvais jours t'apportent de l'expérience. Tous deux sont essentiels à la vie. Le bonheur te rend doux. Les tentatives te rendent fort. Les peines te rendent humain. Les chutes te rendent humble. La réussite te rend brillant.

Si tu ne réussis pas ce que tu veux faire, ne perds pas espoir , car peut être que tu es seulement en train de fabriquer des racines.

Conte de sagesse chinois

L'Amour change tout

Le travail sans amour rend esclave
La justice sans amour rend impitoyable
La vérité sans amour rend critique
Le savoir sans amour rend présomptueux
La responsabilité sans amour rend autoritaire
L'intelligence sans amour rend amour rend calculateur
La mémoire sans amour rend rancunier
La gentillesse sans amour rend hypocrite
L'honneur sans amour rend orgueilleux
La richesse sans amour rend avare
L'offrande sans amour rend amer
La foi sans amour rend fanatique

O Dieu parce que tu es Amour, Tu illumines notre route.
Parce que Tu es Amour, Tu donnes sens à la Vie, tu donnes du sens à nos vies.

Amen

Je crois

Je crois
que Jésus-Christ est venu
et a ouvert toutes les portes du possible,

Je sais
que je ne peux même pas imaginer
ce que cela implique,

Mais je crois
que Dieu est amour,
et Père,

Et que,
comme sur le chemin d’Emmaüs,
il est déjà là,
il me rattrape sur la route,
et chemine avec moi
tant que je le veux bien.

Daniel Guichard

Croire

Je crois,

Et lorsque je dis : je crois, je ne professe aucun savoir, aucune évidence, aucune certitude.

En effet, croire n'est pas savoir.

Croire, c'est admettre que ici et maintenant, compte tenu de mon histoire, de mon éducation et de mes expériences, je ne sais pas et que je ne peux que croire.

Croire:

C'est supposer que je puisse me tromper.
C'est accepter que d'autres croient autre chose.
C'est reconnaître la légitimité et le bienfait du doute.
C'est imaginer que demain je puisse croire autrement qu'aujourd'hui : de même que je ne crois pas comme je croyais hier.

Croire, c'est donc être libre à l'égard des traditions qui enferment, des certitudes qui ligotent et des opinions qui dressent les personnes les unes contre les autres.

Croire, c'est donner moins d'importance aux idées qu'aux personnes; et donc les aimer même si elles ne croient pas comme moi.

Croire, ce n'est pas être sûr de soi, mais de Dieu.

Croire c'est être confiant; c'est la foi.

Croire, c'est être fidèle, non à des idées, mais à Dieu, le Père qui nous accompagne parce que, pour lui, nos personnes sont plus précieuses que nos croyances.

Gilbert Carayon

A tous ceux que j'aime

Voilà des années que je vous écris pour Noël comme si les mots étaient mes plus fidèles alliés dans l'offrande de mes meilleurs voeux.

Mais cette fois-ci, il se dérobent, ils m'échappent, ils se moquent même de moi qui les prenais au sérieux. Je les entends rire et se sauver dans tous les sens.

J'ai bien essayé de leur courir après, de les attraper, de les rappeler à l'ordre et à leur devoir mais c'est peine perdue.
Mutins, espiègles, ils sont en pleine rébellion, et si j'insiste, j'y perdrai moi-même mon latin.

Alors, qu'ils prennent leurs vacances ! ...

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Message du pasteur Laurent Schlumberger aux Eglises locales et paroisses de l'Eglise protestante unie de France

Paris, le 14 novembre 2015 - 10h00

Les mots manquent, devant l’horreur et l’absurde de ce massacre en Ile-de-France. L’horreur de ces dizaines et dizaines de morts et de blessés, sauvagement atteints. L’horreur de ces vies détruites ou amputées, de ces familles décimées. L’absurde d’un massacre qui tue à l’aveugle. L’absurde d’une idéologie terroriste qui évoque un dieu assoiffé de sang.

Les victimes, touchées au hasard des fusillades et des explosions, étaient présentes dans des lieux qui, eux, avaient été à l’évidence soigneusement ciblés : stade de foot, salle de spectacle, terrasses de cafés et de restaurants. Ce sont des lieux de détente ou de culture, où il fait bon se retrouver, en toute liberté, entre amis et au milieu de tous. Ce sont ces lieux de rencontre et de convivialité qui étaient visés. C’est cela aussi qu'il faut maintenir et protéger.

Dans l’effroi et l’accablement, que faire ?

Nous pouvons prier. Porter devant Dieu les victimes, et toutes celles et ceux qui en prennent soin. Porter les hommes et les femmes des services publics qui sont mobilisés, et les responsables de notre pays. Mais aussi prier pour que la violence recule chez ceux qui sont aveuglés par des fantasmes de pureté radicale.

Nous pouvons offrir notre écoute et notre parole. Dans nos relations, notre temps, nos réunions, nos lieux de culte, faire place à la parole et au silence échangés. Accueillir et partager les mots, les soupirs, les sanglots, les pourquoi, les colères.

Nous pouvons aussi cultiver la solidarité et la fraternité, si fragiles, si précieuses, qui nous sont confiées.

Nous remettons le temps présent et toute chose au Dieu vivant qui, en Jésus-Christ, nous rejoint et nous accompagne dans nos détresses et dans nos espoirs.

Laurent Schlumberger, pasteur, président du Conseil National de l'Eglise Protestante Unie de France

Communiqué de la Fédération Protestante de France suite aux attentats de Paris du 13 novembre 2015 Lire aussi le communiqué de la Fédération Protestante de France

Culte du 11 janvier 2015

Les textes de ce culte ont été données lors du culte du 11 janvier 2015, à la suite des actes terroristes en France du 7 au 9 janvier 2015.

Au milieu de ce monde confus qui est le nôtre.
Au sein de nos incompréhensions et de nos recherches, le Seigneur se lève.
Il vient donner un sens à nos existences.
Il vient remplir nos vies de sa présence.
Il nous accorde sa grâce et sa paix.

Proclamation de la Grâce

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