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Je crois

Je crois
que Jésus-Christ est venu
et a ouvert toutes les portes du possible,

Je sais
que je ne peux même pas imaginer
ce que cela implique,

Mais je crois
que Dieu est amour,
et Père,

Et que,
comme sur le chemin d’Emmaüs,
il est déjà là,
il me rattrape sur la route,
et chemine avec moi
tant que je le veux bien.

Daniel Guichard

Croire

Je crois,

Et lorsque je dis : je crois, je ne professe aucun savoir, aucune évidence, aucune certitude.

En effet, croire n'est pas savoir.

Croire, c'est admettre que ici et maintenant, compte tenu de mon histoire, de mon éducation et de mes expériences, je ne sais pas et que je ne peux que croire.

Croire:

C'est supposer que je puisse me tromper.
C'est accepter que d'autres croient autre chose.
C'est reconnaître la légitimité et le bienfait du doute.
C'est imaginer que demain je puisse croire autrement qu'aujourd'hui : de même que je ne crois pas comme je croyais hier.

Croire, c'est donc être libre à l'égard des traditions qui enferment, des certitudes qui ligotent et des opinions qui dressent les personnes les unes contre les autres.

Croire, c'est donner moins d'importance aux idées qu'aux personnes; et donc les aimer même si elles ne croient pas comme moi.

Croire, ce n'est pas être sûr de soi, mais de Dieu.

Croire c'est être confiant; c'est la foi.

Croire, c'est être fidèle, non à des idées, mais à Dieu, le Père qui nous accompagne parce que, pour lui, nos personnes sont plus précieuses que nos croyances.

Gilbert Carayon

Culte du 11 janvier 2015

Les textes de ce culte ont été données lors du culte du 11 janvier 2015, à la suite des actes terroristes en France du 7 au 9 janvier 2015.

Au milieu de ce monde confus qui est le nôtre.
Au sein de nos incompréhensions et de nos recherches, le Seigneur se lève.
Il vient donner un sens à nos existences.
Il vient remplir nos vies de sa présence.
Il nous accorde sa grâce et sa paix.

Proclamation de la Grâce

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Courage

Père,

Je te prie pour la paix : une paix fondée sur l'amour en Christ.

Je te prie pour que naisse en moi l'espérance : une espérance qui jaillisse de la résurrection.

Je te prie pour recevoir le courage :
le courage de demeurer fidèle jusqu'au bout,
le courage de demeurer ferme quand le mal paraît triompher et que les combats pour la vérité semblent perdus ;
le courage de rebâtir quand tout s'écroule autour de moi.

Je te prie pour recevoir le courage :
le courage d'appartenir à un peuple pèlerin, en route vers l'inconnu, assuré que le chemin n'est pas caché pour toi ;
le courage d'être le corps du Christ, de sorte que celles et ceux qui souffrent connaissent par nous la tendresse du Seigneur.

Eglise protestante unie de France
Conseil presbytéral du 7 janvier 2015 - Attentat de Charlie Hebdo

Intercession œcuménique

Heureux et forts des dons que Dieu dans sa bonté nous accorde ensemble, avec les Eglises canadiennes qui ont adopté les Huit objectifs du millénaire des Nations Unies, nous nous unissons dans la prière pour présenter ces objectifs au Seigneur.

Nous prions pour toutes les personnes qui souffrent au quotidien de la pauvreté extrême et de la faim. Leur subsistance précaire est source de conflits et de divisions. Puisse l'amour du Christ restaurer aussi bien la justice que la paix.
Dieu de bonté, entends notre prière.

Nous prions pour tous ceux qui luttent pour le droit universel à l'éducation. Que toute soif de connaissance soit abreuvée et permette de construire des ponts passant par-dessus toutes les séparations.
Dieu de bonté, entends notre prière.

Nous prions pour ceux qui luttent pour la dignité et les droits égaux des femmes et des hommes. Puissions-nous honorer l'image de Dieu dans toutes les femmes et dans tous les hommes, dans nos Eglises comme dans le monde.
Dieu de bonté, entends notre prière.

Nous prions pour les jeunes qui sont malades et pour tous ceux qui aspirent à améliorer la santé des enfants. Dans la prise en compte des plus petits parmi nous, puissions-nous apercevoir l'accueil de Jésus lui-même.
Dieu de bonté, entends notre prière.

Nous prions pour toutes les femmes qui portent ou ont porté des enfants, spécialement pour leur santé. Que nous puissions veiller sur ces mères qui portent en elles une vie nouvelle. Leur amour pour chacun de leurs enfants nous rappelle l'amour de Dieu qui nous unit.
Dieu de bonté, entends notre prière.

Nous prions pour tous ceux qui combattent le SIDA. Puissions-nous entendre les voix de ceux à qui on refuse une vie dans la dignité et œuvrer pour créer un monde dans lequel toutes les personnes seront respectées, accueillies et soignées, quel que soit leur état de santé et leur choix de vie.
Dieu de bonté, entends notre prière.

Nous prions pour tous ceux et toutes celles qui souffrent de notre piètre intendance de la création qui fait peser une menace sur tant d'espèces en danger. Guide-nous pour préserver un environnement durable afin que nous puissions vivre réconciliés avec la création.
Dieu de bonté, entends notre prière.

Nous prions pour tous ceux qui mettent en œuvre une solidarité sans frontière et un partenariat mondial. Aspirant à plus de justice, nous voulons promouvoir le commerce équitable et avancer dans l'annulation de la dette des pays les plus pauvres.
Dieu de bonté, entends notre prière.

Dans nos efforts à réaliser ces objectifs, puissions-nous discerner ta voix et le soutien de ton souffle, Seigneur, et avancer ensemble vers le Royaume pour lequel tu as prié et pour lequel nous te prions.

Célébration œcuménique de l'Unité des Chrétiens, 19 janvier 2014, Eglise de Chabeuil

Seigneur, tu m'as remis debout

Seigneur, vraiment tu es grand et je te chante.
Oui, tu m'as remis debout,
tu n'as pas laissé mes ennemis se moquer de moi.

Seigneur mon Dieu, j'ai crié vers toi, et tu m'as guéri.
Seigneur, tu m'as fais remonter du monde des morts.
Je descendais dans la tombe, mais tu m'as rendu la vie.

Chantez pour le Seigneur, vous ses amis fidèles !
Son nom est saint, dites-lui merci.
Oui, sa colère dure peu de temps,
mais sa bonté dure toute la vie.
Le soir, il y a encore des pleurs,
mais le matin, c'est un cri de joie.

Quand j'étais tranquille, je disais :
"Je ne tomberai jamais !"
Seigneur, tu étais bon, grâce à toi, je me sentais en sécurité.
Mais tu as caché ton visage et j'ai eu très peur.
Seigneur, je fais appel à toi,
je crie vers toi qui est mon maître.
Quel intérêt pour toi si je meurs, si je descends dans la tombe ?
Est-ce que les morts peuvent te dire merci ?
Est-ce qu'ils peuvent raconter ta fidélité ?
Ecoute-moi, Seigneur, aie pitié de moi !
Seigneur, viens à mon aide !

Tu as changé mon chant de tristesse en une danse joyeuse,
tu as remplacé mon vêtement de deuil par un habit de fête.
Alors je chanterai pour toi et je ne me tairai pas,
Seigneur mon Dieu, je te dirai toujours merci.

Psaumes 30

Notre Père

Notre Père qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour ;
pardonne nous nos offenses
comme nous pardonnons aussi
à ceux qui nous ont offensés.

Ne nous laisse pas entrer en tentation
mais délivre-nous du mal,
car c'est à toi qu'appartiennent
le règne, la puissance et la gloire,
pour les siècles des siècles.

Amen

Evangile selon Matthieu

A tous ceux que j'aime

Voilà des années que je vous écris pour Noël comme si les mots étaient mes plus fidèles alliés dans l'offrande de mes meilleurs voeux.

Mais cette fois-ci, il se dérobent, ils m'échappent, ils se moquent même de moi qui les prenais au sérieux. Je les entends rire et se sauver dans tous les sens.

J'ai bien essayé de leur courir après, de les attraper, de les rappeler à l'ordre et à leur devoir mais c'est peine perdue.
Mutins, espiègles, ils sont en pleine rébellion, et si j'insiste, j'y perdrai moi-même mon latin.

Alors, qu'ils prennent leurs vacances ! ...

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Message du pasteur Laurent Schlumberger aux Eglises locales et paroisses de l'Eglise protestante unie de France

Paris, le 14 novembre 2015 - 10h00

Les mots manquent, devant l’horreur et l’absurde de ce massacre en Ile-de-France. L’horreur de ces dizaines et dizaines de morts et de blessés, sauvagement atteints. L’horreur de ces vies détruites ou amputées, de ces familles décimées. L’absurde d’un massacre qui tue à l’aveugle. L’absurde d’une idéologie terroriste qui évoque un dieu assoiffé de sang.

Les victimes, touchées au hasard des fusillades et des explosions, étaient présentes dans des lieux qui, eux, avaient été à l’évidence soigneusement ciblés : stade de foot, salle de spectacle, terrasses de cafés et de restaurants. Ce sont des lieux de détente ou de culture, où il fait bon se retrouver, en toute liberté, entre amis et au milieu de tous. Ce sont ces lieux de rencontre et de convivialité qui étaient visés. C’est cela aussi qu'il faut maintenir et protéger.

Dans l’effroi et l’accablement, que faire ?

Nous pouvons prier. Porter devant Dieu les victimes, et toutes celles et ceux qui en prennent soin. Porter les hommes et les femmes des services publics qui sont mobilisés, et les responsables de notre pays. Mais aussi prier pour que la violence recule chez ceux qui sont aveuglés par des fantasmes de pureté radicale.

Nous pouvons offrir notre écoute et notre parole. Dans nos relations, notre temps, nos réunions, nos lieux de culte, faire place à la parole et au silence échangés. Accueillir et partager les mots, les soupirs, les sanglots, les pourquoi, les colères.

Nous pouvons aussi cultiver la solidarité et la fraternité, si fragiles, si précieuses, qui nous sont confiées.

Nous remettons le temps présent et toute chose au Dieu vivant qui, en Jésus-Christ, nous rejoint et nous accompagne dans nos détresses et dans nos espoirs.

Laurent Schlumberger, pasteur, président du Conseil National de l'Eglise Protestante Unie de France

Communiqué de la Fédération Protestante de France suite aux attentats de Paris du 13 novembre 2015 Lire aussi le communiqué de la Fédération Protestante de France

Paternité

Rien ne t'a préparé à ce qui est arrivé cette nuit-là, Joseph. Tout ce que tu as appris de tes pères ne t'a servi à rien. A quoi cela rime-t-il d'être un homme fort, travailleur et habile, quand on est confronté au miracle de la vie ?

Tu as reçu dans tes mains calleuses ce petit être, si petit, si léger et déjà si plein de vie !

Maintenant, dans le calme de la nuit, tu t'es approché de la lampe et tu l'as regardé. Ton fils. Lui a levé vers toi ses yeux sombres et profonds, puis il a saisi le doigt que tu lui tendais et l'a serré avec force dans sa menotte.

Et c'est comme si une épée t'avait transpercé le cœur…

Ce petit en prenait possession et s'y installait pour toujours.

Tu as su, à ce moment-là que tu serais capable de n'importe quoi pour cet enfant, que tu travaillerais pour lui jusqu'à l'épuisement, que tu donnerais ta vie pour lui…

Oui, c'est cela la paternité, Joseph. Cet enfant tu ne l'as pas engendré mais il est vraiment ton fils.

Tu vas l'éduquer avec soin, Joseph, lui apprendre un métier, l'instruire, lui transmettre ton amour de la loi et des prophètes.

Lui vas lui prêter ton regard, ce regard qui s'arrête sur les choses simples pour en extraire une leçon : une vieille outre où on a mis du vin nouveau, une pâte à pain qui lève dans la cuisine, une maison mal bâtie qui tombe en ruines…

Et sur ces fleurs magnifiques, les lys des champs, qui sont devenues ton emblème et que tu brandis sur les autels où des millions d'hommes t'honorent et suivent ton exemple de père.

Car, tant qu'il y aura des chrétiens, tu seras dans nos cœurs, Joseph.